En bref
Votre ange gardien, selon la tradition des soixante-douze anges, dépend de votre jour de naissance — et il n’est pas seul. L’année est découpée en soixante-douze périodes de cinq jours, du 21 mars au 20 mars suivant, et à chaque période correspond un ange. Les soixante-douze anges se répartissent en neuf chœurs de huit, chacun régi par un archange.
D’où vient cette tradition
Elle vient de la kabbale. Trois versets du livre de l’Exode, au chapitre quatorze, comptent chacun soixante-douze lettres en hébreu. Lus ensemble, lettre par lettre, ils forment soixante-douze noms de trois lettres. On y a ajouté une terminaison, et chaque nom est devenu celui d’un ange.
C’est ancien. Le texte l’est ; l’usage qu’on en fait aujourd’hui, moins.
L’idée d’associer chaque ange à cinq jours de l’année est venue plus tard, avec les traités de magie angélique de la Renaissance. En France, la table telle qu’on la connaît a été fixée au vingtième siècle : Robert Ambelain la publie en 1951 dans La Kabbale pratique, puis un auteur signant Haziel la popularise à partir des années 1980 dans des livres qu’on trouvait dans toutes les librairies. C’est cette table que nous reprenons, sans la modifier.
Comment trouver le sien
Il suffit d’une date. Pas d’heure, pas de lieu, rien à calculer.
L’année des anges commence le 21 mars, à l’équinoxe de printemps, avec Vehuiah. Elle se termine le 20 mars suivant avec Mumiah. Entre les deux, chaque ange règne cinq jours, parfois six pour absorber les mois longs. Une personne née le 14 mars, par exemple, est sous la garde de Haiaiel, qui règne du 11 au 15 mars. Le 29 février a le sien aussi.
Les douze pages de ce site classées par mois donnent, pour chaque mois, les six ou sept anges qui s’y succèdent. Et la roue de la page d’accueil s’allume dès qu’on lui donne une date.
Les neuf chœurs et leurs archanges
Les soixante-douze sont rangés par huit. Chaque groupe de huit forme un chœur, et chaque chœur est placé sous l’autorité d’un archange. La hiérarchie descend des Séraphins, les plus proches du principe divin, jusqu’aux Anges, les plus proches des hommes.
La liste des chœurs est momentanément indisponible.
Ce que dit chaque ange
La tradition prête à chaque ange une qualité dominante et quelques mots clés. Vehuiah, la volonté et les commencements. Haziel, le pardon. Mumiah, la renaissance et la fin des cycles. Ces attributs sont stables d’un livre à l’autre ; c’est la partie la mieux transmise de la tradition.
Ce qu’on en fait est plus libre. Les auteurs y lisent un tempérament, un chemin, parfois une mission. C’est cette lecture, écrite pour une personne à partir de son ange et du saint de son prénom, que notre service propose. Elle est rédigée pour être douce à écouter et à garder, pas pour prédire quoi que ce soit.
Ce qu’elle ne dit pas
Il faut être clair, parce que ce sujet attire les promesses.
La tradition des soixante-douze anges n’est reconnue par aucune Église comme un enseignement officiel. Elle ne relève pas de la théologie catholique, qui ne nomme que trois archanges. Elle n’a aucune valeur scientifique, et elle ne guérit rien. Personne ne devrait payer pour un ange qui promet la santé, l’argent ou l’amour.
Ce qu’elle offre est autre chose : un nom, une date, quelques mots qu’on peut relire le soir, et la sensation, pour beaucoup, de n’être pas tout à fait seul. Ce n’est pas rien. Ce n’est pas non plus une vérité. Nous la présentons ainsi, et c’est pourquoi notre service se déclare pour ce qu’il est : un divertissement à caractère culturel.